Un projet de réaménagement entre patrimoine et transition écologique
Ce jeudi, la Ville de Sète a inauguré l’avenue Victor-Hugo, fraîchement réaménagée.
Le projet s’est déroulé sur 500 mètres linéaires, entre le pont de la Gare et le pont de Pierre.
Tout d’abord, une première phase, de mars à fin septembre 2024, a été consacrée à la modernisation complète des réseaux souterrains -eau potable, eaux usées et eaux pluviales-, avec création d’un réseau séparatif pour prévenir les déversements lors de fortes pluies. Ces travaux ‘préparatoires’ engagés par Sète Agglopôle Méditerranée représentent un investissement de 3,082 millions d’euros TTC, dont 211 932€ de subvention de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse.
15 Janvier au 2 juillet 2025 : Place à l’aménagement de l’avenue
Un budget significatif
Ce réaménagement représente un investissement pour la ville de SETE de 5,33 millions d’euros, avec le soutien de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse pour 186 820€. Démarré en janvier 2025, il s’est achevé avec 3 mois d’avance sur le calendrier prévisionnel.
Mobilité douce et transition environnementale au cœur du projet : Près de 90 % des linéaires de surface circulable ont été désimperméabilisés :
Les 68 platanes emblématiques de l’avenue ont été scrupuleusement protégés grâce à une technique de terrassement par aspiration, avec désinfection des outils à chaque intervention, pour prévenir du chancre coloré.
Les fosses ont été agrandies autour des arbres sans revêtement imperméable, afin de maximiser la recharge des ballasts drainants. Enfin, étant donné l’affleurement des racines par rapport au niveau des anciennes bordures, celles-ci ont été surélevées en moyenne de 10 cm permettant d’assoir le nouveau revêtement sans endommager le système racinaire.
La chaussée, a été recouverte d’un enrobé poreux, permettant de limiter les nuisances sonores et la stagnation des eaux. Bien qu’elle ne soit pas totalement perméable (en raison de l’exigence du trafic des bus urbains), sa structure repose sur un lit de matériaux drainants. L’eau infiltrée en surface est redirigée vers des zones périphériques perméables – notamment les stationnements et les pistes cyclables – pour renforcer l’infiltration dans le sol. Cela représente un volume drainant utile de 490 m³
Les trottoirs ont été élargis et libérés de l’emprise des voitures. Ils bénéficient d’un revêtement uniforme en béton désactivé, conjuguant esthétique et solidité d’ouvrage. Les eaux issues de ces espaces piétons sont collectées, via des caniveaux à fentes situés proche de l’axe de circulation piétonne, et canalisées vers l’ancien ovoïde devenu stockage d’eau de pluie.
Les places de stationnement bordant la voie sont désormais intégralement perméables grâce à un revêtement en enrobé poreux et une structure drainante. La surface ainsi traitée couvre 2 124 m², pour un volume drainant utile de 382 m³, favorisant une infiltration naturelle des eaux pluviales.
Les pistes cyclables créées, unidirectionnelles et sécurisées, longent les trottoirs. Elles bénéficient d’un enrobé de couleur spécifique à la fois perméable et drainant.
Des drains de diffusion ont également été installés dans les avaloirs au droit des bordures pour améliorer la répartition des eaux dans les structures drainantes. Un système de surverse permet d’évacuer les excès en cas de saturation.
Un patrimoine remis à l’honneur
Le caractère haussmannien de l’avenue a été mis en valeur.
Plus de 700 mètres de bordures en pierre naturelle ont été restaurés, avec 80 % des pierres d’origine minutieusement retaillées et reposées à leur emplacement initial.
Les luminaires sur toute l’avenue ont été renouvelés. Les nouveaux candélabres permettent de retrouver l’aspect d’antan de cette avenue ; deux candélabres spécifiques, reproduction quasi exacte de ceux de l’époque, ont réintégré leur emplacement originel sur le parvis du théâtre.
Un mobilier urbain viendra compléter l’ensemble. Il est prévu des bancs identiques aux bancs originels lors de la création de l’avenue. Ils sont actuellement en cours de réalisation, fondus spécialement pour la ville afin d’intégrer les armoiries de la commune, renforçant ainsi le caractère d’antan.
Le parvis du théâtre entièrement repensé
À l’interface entre l’avenue et la place Victor-Hugo, le parvis du théâtre Molière a été repensé comme un espace à la fois fonctionnel et esthétique :
- Le sol est désormais habillé de pierre de Comblanchien, identique à celle utilisée sur la place voisine, assurant une continuité visuelle élégante.
- Un plateau urbain a été créé à hauteur du théâtre, reliant de manière fluide les espaces piétons jusqu’à la place Victor-Hugo, tout en limitant l’impact visuel d’une voirie classique.
- Des bornes en pierre ont été installées pour une meilleure fluidité piétonne et une esthétique plus douce.
- Les deux rues adjacentes au théâtre sont désormais à dominante piétonne, accessibles aux véhicules sous contrôle d’accès, créant ainsi une transition apaisée entre bâti et avenue.
L’ensemble de ces aménagements illustre pleinement l’ambition de la Ville : reconquérir les espaces publics, valoriser le patrimoine et accompagner la transition écologique, pour une une ville toujours plus agréable et plus apaisée.
Verbatim
« Cette avenue retrouve aujourd’hui sa splendeur historique.
Ce chantier n’a pas toujours été simple. Il a fallu cohabiter avec les nuisances, affronter les aléas techniques. Alors avant toute chose, je tiens à remercier commerçants et habitants pour leur patience et leur compréhension.
Quand je vois aujourd’hui cette avenue, et la place Victor Hugo, je me rappelle d’un quartier, avec trottoirs et place vétustes et envahis par les stationnements de véhicules. Il faut s’en rappeler pour mesurer tout le chemin accompli.
Pour le réaménagement de cette avenue, plus de 5 millions d’euros ont été engagés par la ville. 5 millions c’est une somme, mais c’est une somme bien investie.
Parce qu’elle bénéficie directement au quotidien des Sétoises et des Sétois.
Et surtout parce qu’elle traduit concrètement la vision que nous portons pour notre ville.
Une ville apaisée, pour toutes et tous. Une ville qui restaure, qui embellit, qui se modernise et fait face aux enjeux climatiques, tout en prenant soin de son patrimoine.
Une ville où l’on se sent bien, où l’on a envie de vivre, de partager, de transmettre ».
Hervé Marques, Maire de Sète


